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Schumann Panzerlafette / Fahrpanzer

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La fahrbare Panzerlafette (affut blindé déplaçable) aussi connu comme Fahrpanzer (blindage mobile) fut conçu en Allemagne au début du siècle  comme matériel de fortification : on pouvait déplacer la tourelle de position en position sur un chemin de fer à voie étroite Decauville (par exemple en laissant la Panzerlafette dans un blockhaus durant la préparation d'artillerie adverse et en ne la sortant qu'au moment de l'assaut d'infanterie). L'engin n'est pas autonome et doit être mis en position par une locomotive...ou par un cheval.  Ce genre de machine fut  utilisée au fort de Metz mais fut aussi largement exportée. On peut s'interroger toutefois sur la viabilité du concept : pas de motorisation donc l'engin n'est pas autonome (à moins de prévoir un cheval avec un caparaçon  blindé pour le déplacer), il n'a pas de réserves de munitions interne et le recul du canon de 50mm devait faire vaciller le système lors d'un tir à 90° de la voie !
Le seul exemplaire (à ma connaissance) de cette curiosité est conservé au Musée Royale de l'Armée de Bruxelles où ont été prises les photos ci-dessous.
Toutes les photos sont de l'auteur sauf précision contraire.

Vue latérale de l'engin . On note le camouflage bigarré, typique de l'époque

Deux vues arrières de l'engin  : l'une avec les portes d'accès fermées, l'autre avec ces portes ouvertes. Notez encore le panneau rouge brique sur le vantail gauche de la porte!

Deux images de l'intérieur : à gauche le pylône central autour duquel tourne la coupole, ci-dessus l'attache de la coupole à la poutre en U articulée autour du pylône central

Écorché, probablement d'époque, publié dans « German artillery of World War One » par Herbert Jäger, chez Crowwood

Gros plan sur l'évacuation des gaz de tir, un opercule ouvrant au sommet de la coupole.

Deux vues du canon de 50mm monté dans la coupole. Le débattement vertical semble très limité.

Dans « the Electrical Experimenter » de 1918 on donnait une vision « futuriste »  de la Panzerlafette : entièrement automatique, téléguidé (?) par un observateur distant , l'engin  fait un carnage des « pruscos » en casque à pointe...serait-ce une inspiration des robots « Dalek » de la fameuse série TV « Doctor Who »?

Vue du train de roulement de l'engin.

© modelstories, 2003.